Juste fini (enfin ! ce film est sorti il y a plusieurs mois) de voir le film “Les Marches du Pouvoir” (“The Ides of March”) sur des primaires démocrates dans une élection présidentielle américaine (fictive).
Le scénario est malheureusement peu crédible : le candidat aux primaires démocrates joué par George Clooney, “gauchiste”/libéral (contre la peine de mort…), est moins cynique que son jeune conseiller politique et se laisse bluffer par lui.
Mais les rebondissements sont pour une fois imprévus et ne se laissent pas deviner facilement.
Enfin, contrairement à la tradition américano-holywoodienne, la morale et les gentils ne triomphent pas (j’aime bien quand les méchants gagnent à la fin même si ce n’est pas rassurant ni optimiste).
Un film sur le cynisme en politique que je recommande malgré la déception du scénario peu crédible par moments (mais bien tordu et bien trouvé à d’autres).
Disclaimer :
Cet ouvrage a été lu dans le cadre de l’opération Masse Critique, organisé par Babelio. Je remercie les PUF pour l’envoi de ce très bon essai.
Le site Babelio est un réseau social français qui permet aux lecteurs bibliophiles de lister les livres qu’ils ont lu et sont en train de lire, de publier et lire des critiques de livres et de se connecter avec des personnes aux mêmes goûts en matière de lecture.
Si vous êtes intéressés par les livres que j’ai, que j’ai lu et que j’échange, vous pouvez consulter mon profil Babelio.
Né en 1950 à Paris, d’une famille juive dont des ancêtres se sont réfugiés en Turquie (qui était peut-être l’Empire Ottoman à l’époque), à Thessalonique.
Historien de formation (normalien).
Editorialiste successivement à
- Courrier International ;
- Le Monde (il co-animait avec Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde, l’émission de radio “La Rumeur du Monde” sur France Culture avant d’être remplacé par Jean-Claude Casanova)
- Le Figaro où il officie toujours actuellement ou jusqu’à récemment.
A la radio il a assuré des chroniques quotidiennes sur
- France Culture jusqu’en juin 2011
- Europe 1 depuis la rentrée 2011
Politiquement il a peut-être commencé maoïste comme sa femme la philosophe Blandine Kriegel ou au moins communiste.
J’ai toujours été fan de la grande culture historique et du monde politique international d’Alexandre Adler.
J’ai lu son “Que sais-je ?” (éditions PUF) sur l’histoire du communisme en URSS.
Adler est aussi le spécialiste des digressions interminables et des comparaisons hasardeuses entre passé et présent. Mais je l’aime comme il est.
Critique rapide du livre d’Hervé de Carmoy et Alexandre Adler, Où va l’Amérique d’Obama ?, Paris, Presses universitaires de France, 2011.
Voici le texte du bandeau : “un diagnostique sévère mais optimiste”.
Je me suis surtout attardé sur la préface d’Alexandre Adler. J’ai préféré le côté historique de l’analyse de la puissance américaine à celle “à chaud” qui est toujours hasardeuse et difficile à faire.
J’ai particulièrement été frappé par la comparaison entre l’Amérique des années 2000 et l’Amérique de la décennie 1970 (présidences Nixon, Ford et Carter jusqu’à la fin de l’année 1980).
On disait les Etats-Unis déclinants dans les années 70 :
- contre-coups de la lourde défaite au Viet-nam ;
- scandale du Watergate qui a contraint Richard Nixon à la démission ;
- perte de l’allié iranien au Moyen-Orient par la révolution islamique de l’Ayatollah Khomeini ;
- Jimmy Carter naïf face à l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS…
Or on les avait enterrés trop vite en 1980. Les années 80 avec le président “téflon” Ronald Reagan, les présidences Bush Sr (victoire éclatante contre l’Irak au Koweit) et surtout l’”exubérance irrationnelle” des années 90 sous Clinton ont montré que “America is back”.
De même, selon Alexandre Adler, il ne faut pas enterrer trop vite les Etats-Unis avec la crise des subprimes.
Les Etats-Unis ont des entreprises innovantes comme Apple.
En conclusion, un livre intéressant, surtout pour sa préface d’Alexandre Adler dont je suis fan.
PRIX : 18€
Le prix me parait élevé vu le nombre de page relativement faible.
Je peux offrir ce livre à toute personne sur Grenoble.
Munir Redfa (1934 – circa 1998) was an Iraqi fighter pilot, of ethnic Assyrian origin, who defected to Israel in 1966 by flying a MiG-21 of the Iraqi Air Force. In what is considered as one of the Mossad’s most successful operations. The MiG-21 fighter was evaluated by the Israeli Air Force and was later loaned to the United States for testing and intelligence analysis. Knowledge obtained from analysis of the aircraft was instrumental to the successes achieved by the Israeli Air Force in its future encounters with Arab MiG-21s.
On March 5, 1953, Polish Lt. Franciszek Jarecki flew from Słupsk (Polish Air Force Base) to Rønne Airport on Bornholm Island in a MiG-15bis (No 346) – a modern Soviet fighter. Western air specialists checked the aircraft. Jarecki, however, went to the United States, where he provided much important information about modern Soviet aircraft and air tactics.
Yak-23 qui a fait défection de Roumanie en Yougoslavie et qui a été transporté aux Etats-Unis
A single Yak-23 was acquired by US intelligence, via Yugoslavia, in November, 1953. It was a Romanian Yak-23 flown by Mihail Diaconu who defected with it. The aircraft arrived disassembled, and was shipped to the Air Force Test and Evaluation Center at Wright Field near Dayton, Ohio. It was reassembled and made operational for several flight tests, during which time it was disguised with U.S. markings.
MiG 23 : mauvais avion aux yeux des américains après l’avoir testé (avis objectif ou critique facile car les pilotes américains ne savaient pas bien l’utiliser ?).
Tendance des Américains à surévaluer la puissance et les capacités de leur ennemi soviétique et de ses armement.
Si vous connaissez d’autres comptes twitter de chef d’Etats ou de personnalités mondiales importantes, n’hésitez pas à me les faire connaitre par email ou en commentaires.
Je vous avais parlé de cette histoire d’espions illégaux russes arrêtés aux Etats-Unis dans ce billet du 2 juillet 2010.
Alexandre Adler est revenu sur cette affaire dans sa chronique du 9 juillet 2010 :
Sa thèse argumente la futilité d’envoyer des agents illégaux à l’étranger à l’heure d’Internet (sources ouvertes) et de la presse libre où tout journaliste peut interviewer librement tout décideur politique ou haut-fonctionnaire.
Un ami m’a demandé sur un forum mon avis sur l’affaire des espions russes arrêtés aux Etats-Unis.
Voici les quelques réflexions en vrac que je lui ai faites n’ayant pas lu tous les articles de presse consacrés à ces 11 espions illégaux :
- Il y a un article Wikipedia détaillé sur cette affaire : http://en.wikipedia.org/wiki/Illegals_Program
Il est intéressant à lire, c’est un bon résumé sur la biographie des agents illégaux mais il ne donne pas beaucoup d’informations sur les cibles des espions et leurs techniques d’espionnage.
- Les 11 espions étaient des agents dormants illégaux*, c’est à dire qu’ils n’étaient pas des agents sous couverture diplomatique et ils ne bénéficient pas de l’immunité diplomatique, ne seront pas expulsés vers la Russie et vont faire de la prison (peu pour espionnage : 5 ans je crois mais plus pour blanchiment d’argent : jusqu’à 20 ans). Il seront peut-être échangés mais à ma connaissance il n’y a pas d’agent illégal américain emprisonné en Russie donc peu probable
* article wikipedia sur les agents illégaux : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agent_ill%C3%A9gal http://en.wikipedia.org/wiki/Non-official_cover
- d’après l’article de Wikipedia, leur vie était assez ordinaire et ils n’étaient qu’au début de leur carrière de taupe : ils n’ont pas eu le temps d’infiltrer des milieux hauts placés.
Et les renseignement qu’ils ont du collecter devait être d’un assez faible intérêt.
Ce n’était pas des agents d’influence non plus sauf pour un potentiel. En effet, aucun sauf un n’était journaliste (la journaliste était sud-américaine et connue pour ses positions anti-américaines).
- Contrairement à Aldrich Ames et Robert Hanssen, ce ne sont pas des américains appartenant à la communauté américaine du renseignement (CIA ou FBI ou autre) qui ont trahi leur patrie. C’était pour la plupart des russes ayant pris illégalement des passeports d’autres pays.
- c’est une victoire pour le FBI : le FBI a fait un très bon travail de surveillance et d’enquête et redore son blason après le 11 septembre et après l’affaire Robert Hanssen (un agent du FBI qui avait trahi pendant 20 ans sans être détecté).
Avec un bémol :
L’intermédiaire entre le SVR et les agents dormants, Christopher Metsos a été libéré sous caution à Chypre et s’est enfui, très probablement en Russie. C’est un petit revers dans cette victoire du FBI.
- ce n’est peut-être pas un hasard si cette affaire est sortie 1 jours après la visite du président russe Medvedev. Certains au FBI ont voulu rappeler à Obama que la Russie étaient encore une ennemie dont il fallait se méfier et que “press the reset button” n’était pas une politique qui pardonnait tout à la Russie.
- Ces arrestations prouvent que le SVR (issu comme le FSB de la scission du KGB juste après la fin de la guerre froide) est encore très actif à l’étranger. A l’inverse, on ne sait pas si la CIA est active en Russie. Probablement que oui.
De même, on sait que le SVR et le GRU sont actifs en France.
- un article intéressant qui a un angle particulièrement captivant : comment les agents illégaux faisaient-ils pour communiquer informatiquement avec leurs officiers traitants (texte caché dans des images, réseaux wi-fi entre PC, connexion sécurisées dans des cyber-cafés de librairies à New York…) et leur matériel (ASUS EeePC 1005 sous windows XP pour l’une avec des problèmes logiciels particuliers : http://www.networkworld.com/news/2010/063010-russian-spy-ring.html?page=1
Si vous avez d’autres angles ou des infos complémentaires, ça m’intéresse beaucoup, merci de les laisser en commentaire.