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Le directeur général délégué du football club de Grenoble (GF38), Pierre Wantiez, a estimé vendredi que la réception de Montpellier, samedi au stade des Alpes, pour le compte de la 8e journée de Ligue 1 de football, “n’est pas le match de la dernière chance”. Pour lui, le GF38, dernier de la L1 avec zéro point, “ne connaîtra pas de révolution de Palais” et doit continuer à se structurer.
Question : Pierre Wantiez, comment se présente le match contre Montpellier et est-il le match de la dernière chance pour le maintien ?
Réponse : “Celui de la dernière chance, non, clairement. C’est un match très important, déjà le 4e à domicile”.
Q : Quelles solutions préconisez-vous pour que le GF38 décolle enfin ?
R : ”Avant tout, nous avons l’avant-dernier budget de la L1. Nous déplorons aussi huit blessés et nous n’avons pas les moyens financiers d’engager trois joueurs pour les remplacer. Nous allons attendre le retour des blessés, le plus rapidement possible j’espère. Il faut essayer de passer outre les éléments contraires mais il n’y aura pas de révolution de palais”.
Q : Comme souvent dans ces situations, on demande le départ de l’entraîneur ou des dirigeants. Quel est votre sentiment ?
R : “C’est la loi du jeu. Je le redis, une des plus grandes faiblesses de notre club est son instabilité de management et d’encadrement sportif [?]. L’entraîneur reste en place. “Mecha” (Bazdarevic) est-il responsable de l’accumulation de blessures ? Il y a un actionnaire qui a fixé des règles budgétaires très faibles par rapport à la L1. Nous savions que ce serait difficile et pour cela, nous ne sommes pas déçus ! Nous étions convaincus que l’effectif était du niveau L1 et nous en sommes toujours convaincus”.
Q : Quelle est l’attitude de l’actionnaire, le groupe japonais Index ?
R : “Il ne peut pas être ravi. Il est en attente rapidement de bons résultats mais aussi conscient que les moyens économiques sont encadrés. Actuellement, les joueurs ne se battent pas pour venir jouer à Grenoble et nos moyens ne permettent pas de mettre l’argent pour un joker”.
Q : Le club vit-il une crise de croissance avec des handicaps cumulés: résultats, hooliganisme, structures logistiques et financières à développer ?
R: “C’est évident. Mes journées sont très longues ! Il faut construire certaines choses qui n’ont pas été faites précédemment. Les résultats ne nous aident pas et n’appellent pas à la sérénité. L’évolution de l’effectif ne pouvait pas être sans conséquence mais nous n’avions pas prévu les indisponibilités de nos recrues, blessées. Tout cela s’est mis bout à bout. Je ne veux pas entendre parler de Ligue 2 mais cela peut arriver. Nous pouvions investir en fonctionnement à court terme, obtenir des prêts de joueurs, bricoler et le club restait en déficit budgétaire. Ce n’est pas notre idée qui est de structurer pour arriver à l’équilibre et devenir un véritable club de L1, ressembler au Mans ou Nancy, et peut-être un jour devenir européen. Nous travaillons sur la profondeur”.